Quelles questions pour avancer?

Publié le par FASE 89

Nous n'en finissons pas de suivre les débats, les accrochages entre les uns et les autres à propos des Régionales. On a parfois le sentiment de tourner en rond. Je vous passe le détail des interventions des uns et des autres sur les différentes listes de diffusion. Vous avez vos propres soucis (!).
Les dernières discussions à Paris se poursuivent essentiellement autour d'un point de discorde : les exécutifs. 
Sur la partie programme, la dernière expression du NPA tient dans cette vidéo de Pierre-François Grond (http://www.dailymotion.com/video/xb41s8_regionales-2010-le-point-sur-les-re_news).

J'ai écouté les 5 points de Grond (qui seraient une sorte de minimum programmatique?). Je n'ai pas encore vraiment réfléchi à leur contenu. Mais, disons que c'est sur la table.

Sylvie Larue, communiste unitaire de Bretagne, revendiquait hier, sur la liste de l'ACU, la possibilité de dire "Je" plutôt que de nous positionner par rapport à telle ou telle organisation ou à telle ou telle déclaration. Je crois que les échanges sur la liste de la Fase sont des échanges de "Je(s)". Et que c'est bien ces échanges de "Je(s)" qui vont finir par faire du "Nous". C'est du moins comme ça que je conçois la construction de la Fase ou de ce qui lui succédera.
Donc, voilà ce que je pense.

La question des exécutifs me semble, au bout du compte, de second plan. L'essentiel me paraît être dans la salle (de délibération du Conseil Régional) : est-ce que oui ou merde, nous allons mener une campagne dynamique et claire sur ce qui est nécessaire aux citoyens de nos régions pour réussir un score déterminant? Est-ce que nous allons "peser" ce qu'il faut pour déboucher sur des mesures décisives de rupture (par exemple sur les points avancés par Grond)?

Posant le problème ainsi, je ne nie pas l'importance (relative) des exécutifs. Être vice-président d'un Conseil Régional (ou d'une autre structure) peut apporter beaucoup, surtout si on y accomplit son travail consciencieusement : les discussions en exécutif, les rapports avec l'administration, le suivi, etc. Et disant cela, je ne nie pas l'importance du travail en commission ou en séance. Ou dans les compte-rendus-débat avec la population.
A ma connaissance, il n'y a pas de réglementation du travail en Conseil régional qui imposerait qu'un vice-président vote le budget d'un autre vice-président si celui-ci ne lui semble pas correct. Il ne doit pas y avoir non plus d'obligation pour un vice-président de le rester si son budget ou ses propositions sont refusés.

Par ailleurs, je me rends bien compte qu'une position du "y vont ceux qui veulent y aller", telle qu'elle a été exprimée ici ou là (et comme j'ai pu l'exprimer moi-même) et même si je l'accepterais en cas de véritable blocage, me semble indiquer une absence de cohérence, de cohésion. Et cela nuirait certainement au dynamisme de la campagne.

Disons : "les exécutifs viennent au second plan". 
Mais comme, apparemment c'est sur ce point qu'achoppent les discussions au sommet (est-ce comme j'ai pu le lire, pour des visées "présidentialistes" de tel ou telle? cela n'est pas impossible) je ne contourne pas l'obstacle et je cherche à décortiquer de quel métal cet obstacle est constitué.
Pour cela je quitte Paris (en rendant hommage à ceux qui doivent y supporter ces interminables circonvolutions) et les éventuels risques de "présidentialisme exacerbé", et je tente de me situer à l'échelle régionale (c'est-à-dire, la Bourgogne, où deux départements sur quatre ont émis un appel unitaire à des listes unitaires).

J'examine nos prochaines rencontres avec le PCF, d'une part, le NPA, d'autre part (au plan départemental, nous n'avons pas de souci avec le PG, mais ces principaux points d'accrochage pourraient faire l'objet d'une démarche commune avec ce parti). Et je liste les questions pour lesquelles j'aimerais des réponses claires.

Avec le PCF, mes questions : "Peut-on oui ou non, avant de savoir si on y va, exprimer ensemble ce qui nous semble décisif au plan programmatique? Est-ce que les 5 points présentés par Grond vous semblent un minimum acceptable? Faut-il en ajouter certains (sur l'écologie par exemple)? Sur ces 5 ou 6 points peut-on porter un œil critique (par exemple : "les remboursements des aides en cas de licenciements") et discuter de cela avec le NPA? Est-ce que, ces points, une fois précisés, seraient selon vous indispensables pour une participation aux exécutifs? Sinon, qu'entendez-vous précisément par "conditions remplies" qui permettraient d'y aller sans trahir notre électorat du premier tour?"

Avec le NPA, je serai tenté de dire : "Quelles sont, selon vous, les conditions qu'il faudrait réunir pour participer aux exécutifs? Faut-il que nos listes obtiennent la majorité absolue de l'ensemble des listes fusionnant? À partir de quel poids de notre liste au premier tour pouvons-nous envisager les exécutifs? 50%? 33%? 25%? Pouvons nous y aller si aucune des autres composantes n'atteint 50%? Pensez-vous possible de dégager des majorités de vote avec une partie des Verts ou une partie des socialistes? Sans parler de négociations programmatiques avec le PS et/ou les Verts, estimez-vous qu'un accord sur les 5 (ou 6) points minimum serait suffisant?"

Evidemment, j'en oublie.
Evidemment, après des séances comme celle-là, j'éprouverai le besoin de me retirer sous mon tepee et de réfléchir un peu. Collectivement. Avec mes camarades de la Fase et les autres.

Amicalement
Pacco

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