Déclaration nationale de la Fase

Publié le par FASE 89

UN PAS EN AVANT !

 

Bonne nouvelle pour toutes celles et tous ceux qui veulent cesser de subir la politique de la droite et les coups portés par Sarkozy à la démocratie : un pas en avant est en train de se faire.

 

Une dizaine d’organisations (1) convergent, rejettent les politiques néolibérales.

Elles vont proposer des options opposées à celles du capitalisme en crise.

ENFIN !

Il faut changer la gauche pour ne pas subir les glissements à droite.

La division des forces de gauche indépendante du PS doit cesser. Il devient possible d’envisager un regroupement qui rassemble et dynamise les mobilisations sociales et électorales.

C’est le moyen pour que les exigences populaires soient efficacement défendues et mises en œuvre.

Il faut pour cela une alliance durable des forces associatives, citoyennes, sociales, syndicales, écologistes, politiques… de toutes celles et tous ceux qui refusent les régressions de la solidarité, les inégalités et la politique de la peur.

C’est le sens du combat de notre Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE)

TOUS ENSEMBLE, OUI !

La votation pour la Poste l’a montré : les énergies existent pour rejeter les mauvais coups et agir ensemble.

Les élections sont un moment pour battre la droite et offrir une autre voie.

Des millions de personnes, militant-e-s ou pas, doivent y trouver le moyen de changer le quotidien, de passer de la colère sociale à la politique pour des exigences opposées au capitalisme injuste et destructeur.

Les prochaines régionales peuvent être une occasion de faire converger les espoirs des luttes aux urnes, à condition de ne pas se contenter de vouloir « gérer ce qu’on peut », ni de « protester » sans perspective.

La FASE agira afin que les citoyen-ne-s , les militant-e-s sur le plan local, associatif, syndical, expriment et élaborent publiquement les exigences à promouvoir à l’occasion de ces élections et autant que possible dans les Conseils régionaux.

 

CONSOLIDONS ! AVANÇONS …

Les prochaines régionales, en deux tours, donnent une occasion de battre Sarkozy. Nous pouvons confirmer très vite un accord national des forces qui se réclament d’une alternative sociale, démocratique et écologique ; accord auquel d’autres forces pourraient se joindre suivant les régions. Un accord national permettra que s’exprime une telle alternative, de manière indépendante du glissement du PS vers le néolibéralisme.

Sur la base de cet accord national, nos listes défendront, au premier tour, des exigences pour une autre politique et agiront pour un débouché politique pour mettre en œuvre un programme traduisant les exigences populaires issues des mobilisations, un programme régional véritablement alternatif au libéralisme et au productivisme.

Au second tour, il faudra battre la droite et donc des alliances entre les listes se réclamant de la gauche, des fusions démocratiques, seront nécessaires, sans le MODEM évidemment.

Se posera alors la question des exécutifs : la participation à ceux-ci est conditionnée par la dynamique de campagne, son insertion populaire et citoyenne et le rapport de forces électoral. Ce qui permettra la mise en œuvre de politiques sociales, écologiques et démocratiques, qui rompent radicalement avec le libéralisme économique. Cela dépend de la mobilisation, dès maintenant.

Discutons tout de suite des exigences et des projets.

Construire une perspective pour les régionales de mars 2010 c’est en effet aussi répondre aux attentes qui se manifestent depuis des mois de mobilisation.

La construction de l'alternative en région doit être œuvre collective.

Pour être réellement œuvre collective et populaire, et pas uniquement catalogue de propositions juxtaposées et fabriquées par des « experts », nous proposons à toutes les forces et individus, qui le souhaitent de débattre des grandes priorités que nous voulons donner aux politiques régionales.

Nous pensons que, plus qu'un seul programme bouclé à l'avance, nous devons être capables de mettre en débat un projet qui fasse ressortir des axes d'interventions qui feront des régions l'affaire de toutes et tous, un lieu de résistance efficace aux politiques néolibérales et un outil  pour la transformation sociale et écologique.

Notre réponse à la crise de la politique,  passe par l'intervention des citoyen-ne-s et des mouvements sociaux, dans le respect de leur diversité, pour l'élaboration des choix politiques.

Nous proposons aussi de construire un « après-élection » commun où les forces engagées ne se contentent pas de regarder faire les élu-e-s. Favoriser l'auto-organisation et construire des outils qui permettent réellement de rompre avec la pratique dépossessive de la délégation complète aux élu-e-s sont pour nous une priorité. Il faut aussi opposer la démocratie à  la  dérive autoritaire  de la droite.

Refusons les transformations des collectivités locales qui vont dans ce sens et faisons des régions des points d’appui pour les résistances.

Pour ce faire, rapprochons tous les citoyen-ne-s de la chose publique, favorisons la réappropriation par les habitant-e-s des choix qui les concernent. Assurons le droit des citoyen-ne-s de gérer eux-mêmes  et elles-mêmes leurs propres affaires. La proximité de l’institution régionale est un atout pour y parvenir

Nous devons mettre dans le débat public des propositions qui répondent aux urgences sociales et écologiques, combattent l’accroissement des inégalités sociales et territoriales et rompent radicalement avec le néolibéralisme dominant.

Les Régions, dans le cadre de leurs compétences, doivent ouvrir de nouvelles perspectives et agir de façon novatrice :

0.      pour préserver l’environnement : c'est une autre politique des transports favorisant le collectif, c'est engager sans attendre un autre développement par un autre aménagement des espaces, une autre politique sur l'agriculture et sur la reconversion industrielle qui passe par des critères d'aide en faveur d'emplois socialement et écologiquement utiles, par l'extension du secteur public qui seul permet l’accès de tous aux droits fondamentaux

0.      pour soutenir celles et ceux qui produisent la richesse :  donnons les moyens à toutes et tous de décider dans un domaine aussi essentiel que leur formation. Retissons le lien avec le projet culturel, indispensable à la compréhension du réel, à la formation des êtres humains, à la rencontre de l’autre et au vivre ensemble. Proposons comme critères à l'attribution des aides et des priorités d'investissement non pas l'emploi en général en laissant les patrons libres d’en disposer mais l'emploi de qualité. Soutenons les formes d'entreprises qui développent des productions socialement utiles, respectueuses de l’environnement et gérées démocratiquement par celles et ceux qui y travaillent

Tout ceci doit être débattu et élaboré en tenant compte des spécificités régionales et des aspirations propres aux différentes régions. Nous proposons que des Forums citoyens soient programmés sur tous les territoires pour construire collectivement les programmes de rupture que nous défendrons ensemble lors de ces prochaines élections régionales. Telles sont  les orientations que la FASE entend mettre en œuvre sans plus attendre.

 

 

 

(1) Signataires : Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche unitaire, Les Alternatifs, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de gauche (PG)., le Forum social des quartiers populaires (FSQP) …

Nous voulons souligner les idées essentielles du texte commun. « Les forces qui composent la gauche antilibérale et anticapitaliste ont le devoir de tout faire pour battre la droite et offrir une autre voie : un débouché politique qui permette de mettre en œuvre un programme traduisant dans les régions les exigences populaires issues des mobilisations, un programme régional véritablement alternatif au libéralisme et au productivisme »

 

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