Bon, alors! Qu'est-ce qu'on fait?

Publié le par FASE 89

On voudrait ne pas tourner 107 ans autour du pot...

Pourtant, vu la vitesse à laquelle on avance, il n'est pas exclu qu'il faille attendre 2118 (pour les nuls en maths : 2118 = 2011 + 107) avant que l'on n'arrive à remettre sérieusement en cause le capitalisme en France.

Qu'est-ce qu'on veut? Remettre en cause le système qui permet de prendre dans la poche des pauvres pour entasser dans le coffre des riches? Et remettre tout en ordre pour que ça se passe autrement?

Si c'est le cas, alors, on ne peut pas se contenter de changer quelques règles par-ci, par-là (et je ne parle pas de quelconques "règles d'or ou d'argent"). Faut revoir toute la copie. On ne peut pas se satisfaire d'une alternance au pouvoir ("un coup c'est moi, un coup c'est toi"). On a besoin d'une véritable alternative.

Avec qui?

À la FASE, on avait pensé qu'il fallait que l'ensemble des organisations politiques favorables à cette alternative unissent leurs efforts. On s'est empressé d'ajouter que l'intervention citoyenne était incontournable. Non pas que les partis aient d'ores et déjà, perdu leur utilité (quelques uns le pense - pas moi). Mais on voit bien que l'actuel système d'organisation du pouvoir ("pouvoir" au sens noble du "pouvoir faire quelque chose") a quelque chose de pourri. On voit bien aussi que, à la première compétition venue, il y a une tendance générale au repli sur soi.

Au départ de la récente expérience avec l'AGB, il me semble qu'il y avait cette intention d'inclure organisés et non-organisés. Avons-nous fait tout ce qu'il fallait pour que, vraiment, les "sans-partis" participent à cette "Autre Gauche"? En tous cas, pour l'heure, le compte n'est pas bon.

Alors que faire?

- revivifier et élargir au plan départemental "la Gauche qui ne renonce pas" qui, à Auxerre s'est construite sur des adhésions individuelles? il y avait là des gens qui n'étaient dans aucune organisation politique (syndicalistes par exemple ou antilibéraux) et d'autres qui venaient de partis, notamment le PC, mais aussi la LCR de l'époque, et certains qui avaient quitté le PS ou les Verts.

- transformer l'AGB en association ouverte à chacun? Nous avons noté que L'AGB 89 n'avait fonctionné que par les partis. Nous-mêmes, à la FASE, qui animions l'AGB de tout notre cœur, sommes tombés dans ce fonctionnement; et, dans la réalité, tous ceux qui, sur la liste de diffusion de l'AGB n'étaient pas "encartés", n'ont pas participé réellement à cette organisation (on peut chercher les responsables, il reste que c'est une réalité).

- créer autre chose? 

Alors? on organise une rencontre "la Gauche qui ne renonce pas"? on propose une "assemblée générale" de tous ceux qui ont touché à l'AGB? on projette un film à Auxerre? Joigny? à Sens? ailleurs?

Personnellement, j'aime bien ce film "Après la Gauche". Matière à réflexion.

André Pacco

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Marie B 04/09/2011 19:36


En tant que non-encartée intéressée par l'idée de sortir l'AGB de l'engluement des partis, je dirais bien : pourquoi pas une soirée-film + AG ?
En tant que maman dont les deux petits manifestent clairement qu'ils ont besoin d'une présence soutenue et régulière en ce moment, je dis : je préfère attendre 2118, désolée.