Sur les bancs de l'université

Publié le par FASE 89

La première université d'été de la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE) s'est déroulée du 27 au 30 août. L'Yonne y était représentée par 4 personnes. 
Avant l'été ce n'était pas terrible. L'enthousiasme des manifestations du début de l'année avait fait place à un certain désenchantement. On peinait à établir la liaison entre le social et le politique.
Durant l'été, on était peinés des accrochages entre la CGT et le NPA, deux partenaires incontournables. Non-respect de l'indépendance syndicale? Confusion des genres?
La FASE se disait en juin préoccupée de ces difficultés et appelait à "inventer de nouvelles relations avec les mouvements sociaux". "Les urgences sociales et écologiques, disait sa déclaration de Saint-Denis, ne peuvent être traitées séparément et on ne peut répondre ni à l’une ni à l’autre sans remise en cause du capitalisme". Oui, il va falloir inventer. Et ce ne sera pas forcément simple.
Mais, transformons la déclaration de la FASE en question : "Peut-on répondre aux urgences sociales et écologiques sans remettre en cause le capitalisme?". Alors?... Remettons en cause le capitalisme.
Ensemble, ce serait mieux.
À Aubagne, ceux qui se sont attelés à fédérer la gauche alternative ont multiplié les ateliers de réflexion et de débats. Aucun sujet n'a été considéré comme tabou. Tout "ce qui fâche" a été abordé, et, finalement... on s'est très peu fâché. Que ce soit sur la question du nucléaire ou sur celle de la croissance. Un cap a, manifestement, été franchi concernant la prise en considération de la question écologique et son imbrication étroite avec la question sociale au sein du combat pour l'émancipation.
Rendant compte des travaux d'Aubagne, Gilles Alfonsi souligne dans le dernier numéro de "Cerises" (link) "l'ampleur des convergences sur la résistance au rouleau compresseur sarkoziste et sur bien des contenus d'une politique alternative. Clémentine Autain (FASE), Hélène Le Cacheux (PG) et Francis Sitel (GU) ont particulièrement souligné la nécessité de les concrétiser à l’occasion des élections régionales de 2010, par une démarche associant les forces et les citoyens. Alain Paujola (NPA) a mis l’accent sur les conditions (ou préalables) d’une convergence large, tandis que Patrice Voir ne clarifiait pas la position du PCF concernant l’autonomie ou non par rapport au Parti socialiste. Les uns et les autres ont souligné les risques de disparition pure et simple de la gauche en France, à l’image de la situation italienne. De son côté, le représentant des Verts, Jean-Louis Roumigas, évoquait les trois pôles que constitueraient selon lui le PS recentré, le Front de gauche et Europe écologie, distinction mise en question par des intervenants comme excessivement statique là où, pour eux, l’émergence d’un pôle antilibéral et écologique est l’enjeu de la période."Et, Gilles Alfonsi de conclure : "Pour cette première, la Fédération a pleinement rempli ses objectifs d’approfondissement des réflexions sur les contenus, tout en soulignant les efforts à fournir pour une refondation culturelle et concrète de la gauche et pour dépasser les clivages actuels entre les forces et avec les citoyens". 
Dans l'Yonne, notre FASE se structure peu à peu.  Nous ne manquerons pas, prochainement de nous exprimer publiquement, et d'engager des discussions avec les autres forces politiques susceptibles de s'engager dans une démarche alternative au libéralisme ambiant. Au cours de ces discussions, nous chercherons les convergences en vue d'un engagement effectif dans les champs sociaux, écologiques, politiques.
Dans la perspective des prochaines élections régionales, citons le récent communiqué national de la FASE : L'effort pour réaliser des listes unitaires de la gauche sociale et écologique est largement commencé. C’est une option nationale à débattre partout et à réaliser au plus tôt dans les régions où cela est possible. Nous prenons acte des propositions du PG, du NPA, de Gauche unitaire et des réflexions du PCF. Nous agissons pour des listes de ce rassemblement, autonomes du PS, au premier tour. Au second tour, des fusions démocratiques seront nécessaires, avec le PS et les Verts pour battre la droite. La participation à un exécutif, sans alliance avec le Modem, sera conditionnée par les possibilités de réaliser des options sociales, écologiques, démocratiques.

Michèle Laguillaumie, Pierre Laguillaumie, Thierry Picq, André Pacco
 

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